A. J. Ceramique
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La terre et le dégraissant
Le cycle de la poterie débute toujours par le ramassage/extraction de l'argile et sa préparation. La poterie néolithique n'échappe pas à cette règle.

Si l'on observe des tessons de céramique appartenant à ces périodes, et de façon générale toutes pièces cuites selon la technique du feu rapide (meule ou four primitif), on constate toujours la présence de dégraissants dans la pâte. Si l'on recherche de l'argile dans la nature, à l'exception de quelques gisements de terre fine, on rencontre presque inévitablement des terres contenant des matières sableuses : le dégraissant. Certaines particules trop grosses seront éliminées pour faciliter le façonnage, d'autres terres ne contenant qu'un sable très fin nécessitent l'apport de particules plus grossières. Dans ce type de poteries, tous les moyens sont bons pour dégraisser l'argile. Selon les régions et les époques, toutes sortes de matériaux ont été utilisés dans ce but : sable granitique, dégraissants végétaux (balles de céréales ou de mil ), paille hachée pour des structures plus importantes, déjections animales (chameau, vache, cheval), tessons de poteries pilées (chamotte), et même calcaire broyé (coquillages ou calcite des grottes) qui, dans les cuissons en meule ne se transforme que très rarement en chaux vive (l'ennemi des potiers d'aujourd'hui), la température de 750° n'étant dépassée de façon prolongée que rarement.

Le but de toutes ces manipulations est d'obtenir une pâte qui, à l'état humide, possède une plasticité suffisante pour être façonnée normalement tout en ayant une structure permettant à la vapeur d'eau de s'échapper lors de la chauffe rapide du début de la cuisson.

Les dégraissants diminuent également le retrait de la terre au séchage, mais leurs présences visent surtout à donner à la terre une structure d'éponge dont les alvéoles permettront à la vapeur d'eau de se faufiler à l'extérieur du pot sans faire éclater la paroi.
Pour nos cuissons expérimentales, nous avons utilisé une terre ferrugineuse non calcaire naturellement dégraissée contenant entre autre un sable schisteux. Pour façonner les grosses poteries, nous ajoutons 10% de sable d'origine granitique (feldspath, silice, micas).

Ce mélange résiste bien à la cuisson et donne des pièces assez proches des originaux quant à la coloration et à la matière. Lors d'expériences de cuissons en meule chapée, nous avons voulu utiliser une terre naturelle du commerce qui semblait correspondre nos besoins.

De nombreuses poteries ont éclaté en début de cuisson. Ceci permettra à ceux qui veulent utiliser cette technique de comprendre l'importance capitale de la pâte utilisée et des dégraissants employés.

Dans les sociétés traditionnelles l'argile est soigneusement préparée avec des matériaux provenant parfois de carrières différentes. La terre qui convient au travail peut être transportée sur plusieurs kilomètres.

A notre connaissance, les argiles utilisées pour ces productions, ne sont jamais préparées par décantation de barbotine. Souvent broyées à sec ou mises à tremper dans de l'eau, on y rajoute la chamotte ou la terre sèche en l'incorporant peu à peu. Cette méthode de préparation favorise l'inclusion dans la pâte de micro-bulles d'air qui ont l'inconvénient de rendre la pâte moins plastique mais participent à l'effet d'éponge déjà recherché avec les dégraissants permettant une meilleure évacuation de l'eau pendant la cuisson.

La meule chapée
Considérations thermiques comparatives

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